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Tourisme > Patrimoine
HISTOIRE d'AISEREY

AISEREY : UN PEU D’HISTOIRE


Canton : GENLIS
Superficie : 1000 Ha
Saint Patron : SAINT AUBIN
Fête Patronale : 1er DIMANCHE DE SEPTEMBRE
Population : en 1900 = 680 - en 1999 = 1250

ORIGINE DU NOM.
Le nom d'Aiserey est celtique. Cette origine n'est pas contestée. Le polyandre contenant des médailles gauloises et pas une seule romaine atteste une population agglomérée et permanente de race celtique en ce village.
Les formes imprimées au nom d'Aiserey à travers les siècles sont nombreuses. Nous donnerons ici les principales. La plus ancienne par sa date est aussi la plus originale. On la trouve en la chronique de Bèze sous la date de 636 et suivantes:
Alziliria
Arziliriae
Arzileria
Arzilarioe (cette forme lue est particulière)
769 - Arziliacum (en Pérard)
1264- Aiserium (Charte de Jean d' Aiserey sur Duc)
1300- Asireium (sceau de l'église)
1436- Asseium, Aisey (abonnement du Duc. Réf 13545 Ponrard d' Aiserey)
1593 - Ayeserey (inscription de la petit cloche)
Aiseray - Aiserey - Aiserey (sceau communal)

Aiserey est sis sous le 47ème 9'51" degré de latitude et le 2ème 49'50" degré de longitude.
Le village est situé à 198 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Sobriquet des habitants : Les Renouilleux.

Aiserey faisait partie autrefois du Duché et de la Province de Bourgogne du bailliage et Parlement de Dijon en partie sous le titre de simple seigneurie.
Patrimoniale et engagiste sous là 1ère République, Aiserey était inclus dans le département de la Côte d'Or, du district de Saint-Jean-de-Losne et chef-lieu de canton des communes de Bessey, Izeure, Echigey, Tart-le-Haut, Tart-le-Bas et Tart l'Abbaye.
La constitution de l'An VII laissa Aiserey dans le même département mais lui ôta son titre de chef-lieu de canton et l'attacha à celui de Genlis.
Son territoire, d'environ 1000 hectares est traversé par la route départementale: Dijon - Saint-Jean-de-Losne (actuelle RD 968), par le canal de Bourgogne avec deux écluses et par le chemin de fer Dijon-Saint Amour, avec gares et 4 barrières de passage à niveau. Les passages placés sur la route de Bessey et route de la gare ont été fermés lors de l’électrifîcation en 1969.

Aiserey est arrosé par 3 rivières :
La Noirepote qui prend sa source dans les bois de Tarsul et qui se jette dans la Vouge.
La Biètre qui coule à l'est du village, qui prend sa source au château de Marlien et qui se jette dans la Saône.
L'Oucherotte qui prend sa source entre Rouvre et Fauvemey, longue de 8 km, elle traverse
Potangey, Aiserey et se jette dans la Viètre, territoire de Brazey.

PARTICULARITÉS GEOLOGIQUES.

Le village est assis sur une petite éminence due à des dépôts de marne calcaire; les eaux diluviennes descendants des hauteurs de la crête et arrêtées par le grand courant de la Saône qui refluent jusqu'à notre territoire, déposèrent là leur limon et y formèrent un renflement qui porte encore le nom de «Mont-Chape ».


Deux courants venus de Gilly par la Vouge et de Dijon par l'Ouche, attaquèrent ensuite de droite et de gauche ce petit plateau déjà durci. Tandis que les argiles sous-jacentes qui faisaient le fond d'un grand bassin à demi-comble, ne leur opposaient aucune résistance.
Le courant de l'Ouche rongea davantage les flancs du plateau et forma par ses atterrissements un grand cirque peuplé de plusieurs îles qui servirent d'habitations aux premiers émigrants qui se fixèrent sur notre sol.

Les nombreuses tombelles (tumulus) qu'elles laissèrent sur la terre ferme d'alentour sont la preuve d'un long séjour, ou d'un désastre de leurs chefs : pour qu'on y ait élevé tant de tombeaux (les ouvriers qui au commencement du XIX0 siècle aplanirent deux de ces mottes, sont unanimes à déclarer qu'elles renfermaient beaucoup d'ossements humains).

Au XIIIème siècle, ces terres portaient le nom de « Oultre Aigue » conservé jusqu'à nous sous une expression identique « Delà l'eau » (cadastre actuel).

Vers 1850, on essaya d'y élever des constructions, on fut obligé de les bâtir sur pilotis.
En 1850, les travaux ont révélé la présence en terre de gros arbres couchés là depuis des siècles.

ARCHÉOLOGIE.

Une carte du territoire d'Aiserey établie par André DEGLISE situe 5 points où ont été découverts des vestiges archéologiques : silex taillés, des monnaies, des débris de tuiles romaines, de poteries, des ossements d'animaux, des pierres taillées.

Une série de photos aériennes prises par M GOGUEY en 1971, au-dessus des sites, révèlent l'existence de bâtiments.

En 1979, André DEGLISE préleva sur ces divers sites les vestiges faisant l'objet d'un inventaire détaillé pour être exposé et identifié.

Au mois de mai 1991, une étudiante en architecture et archéologie, Mlle NICHETON, fît un compte-rendu de 10 pages sur ses recherches archéologiques du site d'Aiserey, relatant l'existence de restes monastiques et restes d'une voie romaine.

Les sites sont :
Site de Châteauneuf (plaine céréalière)
Site de la Corvée aux Moines (lotissement actuel).
Site de Mont-Chape (champ en culture)
Site au Hameau de Potanger (céréales)
Site sur le canal (anciens champs d'osier défrichés)

Lors de la sécheresse de 1976, au lieu-dit Champ-Moulin, le tracé de la voie romaine, longue de 9 m est apparu sur toute la longueur d'un champ de blé dans l'axe est-ouest, axe Dôle-Dijon.

L' EGLISE ET LA PAROISSE.

Pour procurer les bienfaits du service divin aux habitants des campagnes, l'Eglise eut soin de prescrire l'établissement de chapelles dans les villages où se trouvaient un certain nombre de Chrétiens.

Aiserey eut donc de bonne heure son oratoire étant donné sa proximité et ses bonnes relations avec Dijon. L'oratoire a été transformé en chapelle vers 636 par les moines de Bèze qui en étaient les propriétaires mais qui l'échangèrent plus tard avec Sainte Bénigne.
Vers 850, la chapelle et les terres de Sainte Bénigne furent saisies par le seigneur local mais ont été restituées vers 869 par Charles le Chauve.

La chapelle fut alors transformée en église (vers 870) consacrée sous le vocable de Saint Aubin d'Angers. Tombée en vétusté elle fut relevée de ses ruines, sans doute vers 1225. Le clocher a été dessiné en 1735 par les Bénédictins de Sainte Bénigne. L'intérieur du chœur fût revêtu de boiseries par les deux frères Pansloteu 1745 et 1750. La nef a été reconstruite en 1781.

La bénédiction du nouvel édifice fut faite le 3 septembre 1785. Le cimetière était attenant à l'église. Il fut désaffecté en 1946. Les murs de clôture furent démolis et le terrain libre fut rattaché à la place de la mairie.

En 1962, après le décès de l'abbé Poivey (1926/1961), le nouveau curé de la paroisse apporta des transformations importantes à l'intérieur de l'église. Du fait que l'ancienne cure était affectée à la Poste, la mairie fit construire un pavillon pour loger le curé. Celui-ci, à l'intérieur de l'église sépara, par une cloison, la nef du cœur situé à l'arrière de l'autel, fit enlever les deux autels latéraux et déplaça les fonts baptismaux.

Le curé fit enlever la grille en fer forgé qui séparait l'autel du lieu de l'Assemblée.

Du mois de mars au mois de juin 2000, l'église fut entièrement rénovée extérieurement. La sacristie située au nord, au pied du clocher fut démolie. Le clocher refait et les murs crépis. Cette église est d'un bel aspect architectural.

Cette église fut fermée à la Révolution de 1789 et devint temple de la Raison. Réouverte sous le Concordat en 1801. Le Comte Léjéas fit don d'un tableau Saint Bernard, un autre représentant une Vierge et l'Enfant, provenant de la chapelle de son château.

En 1851, le Ministre des beaux-arts, à la prière de M le Comte de Léjéas, accorde une copie du grand tableau de Rubens du Louvre représentant le Crucifiement. Ce tableau est placé au pignon sud de l'église. Il a été reproduit par le peintre Naigeon parent aux Léjéas.

Deux fenêtres sont ornées de vitraux de couleur représentant les armoiries de la famille Léjéas, Comte d'Empire.

L'église possède une oeuvre d'art classée : la statue de la Vierge et l'Enfant.

LE CHATEAU.

L 'histoire des maisons fortes et des châteaux.
Celle d'Aiserey est compliquée puisque l'on note jusqu'en 1771, date de démolition du vieux château de briques et de pierres d'aspect médiéval, la présence de deux, même trois châteaux sur la commune.

1287 : mention d'une motte (enclos cerné de fossés) vendue à Eudes de Biessey par le Duc de Bourgogne Robert II.
1388 : propriété de Jean de Lûgny, elle passe en 1417 à Jean de Tenarre.
1457 : ce dernier concède une partie de la motte en arrière fief à Josserand de Bèze. Il y a deux mottes fossoyées à Aiserey.
1499: sa veuve se confie à l'abbaye de Cîteaux. L'abbé vend ses biens à un parent, Bénigne de Cirey.
1552 : la motte est passée par mariage à la famille Millet.
1613 : la maison seigneuriale passe par mariage à Claude Bossuet qui devint seigneur d' Aiserey .
1670 : Jacques Bossuet, très endetté, a abandonné sa seigneurie d'Aiserey à Claude Pouffier, l'un de ses créanciers.
1685 : la veuve de ce dernier achète les biens de Michel Millière avec la moitié du second château pour son fils Hector Bernard.
1732 : Hector Bernard Pouffier entreprend la construction du nouveau château, sans toucher à la maison médiévale.
1736 : il meurt sans descendance et lègue ses biens à la doyenneté du Parlement.
1748 : le Parlement achève la construction du nouveau château et comble les fossés.
1771 destruction du château féodal, dont ne subsistent plus qu'un pavillon et les écuries.
1786 : rachat du reste du château des Millières et bâtiments attenants pour agrandir la propriété du côté de la place du village par le dernier doyen Philibert Fleutelot de Marliens.
Révolution de 1789 : les châteaux deviennent des biens nationaux administrés comme tels jusqu'en l'An V.
1796 : vendu à Martin Léjéas. Il reste la propriété de la famille Léjéas, puis des De Royère jusqu'en 1994.

1969 : une partie du parc est vendue à la commune et à un lotisseur (lotissements actuels des Sirènes et de la Corvée aux Moines).
1994 : les communs du château sont achetés et restaurés par la commune qui les cède en crédit-bail à l'atelier Parot (maître verrier, créateur et restaurateur de vitraux).

Le château avec le reste du parc est acheté par l'atelier Parot qui commence sa restauration pour le transformer en centre culturel du verre et du vitrail (salle d'exposition, musée et technique).

LES ARMOIRIES.

Blason d'Aiserey - armoiries inspirées de celles de la famille Pouffier. Seigneur d'Aiserey aux XVII ème et XVIII ème siècles.
Vase d'or soutenu d'un croissant et garni d'un bouquet de cinq fleurs tigées et fouillées, le tout d'argent, les fleurs boutonnées d'or.

PERSONNAGES CELEBRES.

Claude BOSSUET
Vers 1630, il était seigneur d'Aiserey, oncle de Jacques Bénigne. Bossuet né à Dijon en 1627 et mort en 1704 Prélat et évêque de Meaux. Le père du Prélat qui était au Parlement de Dijon quitta cette ville pour aller à Metz. Il confia son fils à la garde de son frère. Bossuet, futur Prélat passait ses vacances au château d'Aiserey chez son oncle. A Aiserey, existe la rue Bossuet.

Hugues Bernard MARET
Duc de Bassano, Homme d'Etat Français. Né à Dijon en 1763, mort à Pans en 1839. Avocat au Parlement de Bourgogne. Secrétaire général de Napoléon. Ambassadeur à Naples. Comte d’ Empire en 1809 Ministre des Affaires Etrangères. Membre de l'Académie Française. Il épousa le 21 mai 1801, Marie-Madeleine Léjéas, fille du Comte Martin Léjéas. Propriétaire du château d Aiserey.

Stéphane TARNIER
Médecin, accoucheur. Né à Aiserey en 1828, mort à Paris en 1897. Repose au cimetière de Dijon. Chirurgien en chef, professeur à la maternité, il donna l'exemple de l'application des théories pastoriennes à la prophylaxie de la fièvre puerpérale pour l'antisepsie, l'asepsie et l'isolement. Perfectionna des couveuses artificielles, a crée un forceps à tracteur articule qui porte son non. 1878, il publie un traité de l'art de l'accouchement. Professeur à la faculté de médecine. Entre en possession de la chaire de clinique obstétricale.
1891, président de l'Académie de médecine.
Commandeur de la Légion d'Honneur, membre bienfaiteur de la ville de Dijon qui lui a dédie une rue. Il existe la rue Tamier à Aiserey.

Henri BOUCHARD
Né en 1875 à Dijon et mort à Paris en 1960. Inhumé au cimetière d'Aiserey Sculpteur. En 1901 il reçut le grand Prix de Rome. Membre de l'Académie des beaux-arts à Paris en 1933. Commandeur de la Légion d'Honneur. Ses oeuvres sont très vastes : grands monuments, médailles, visages célèbre.
A Dijon, au Palais Ducal, il a sculpté la statue de Claus Sluter, à Beaune, la statue de Nicolas Rollin. Il a son musée, rue de l'Yvette à Paris.

LES FONTAINES ET LAVOIRS.

L'abbé Renaut, curé d'Aiserey qui a rédigé à son monastère (1837/1883) un manuscrit sur l'histoire d'Aiserey, relate l'existence de fontaines et légendes.
Il cite: « le cours de la Vonge moins élevé que celui de l'Ouche attaquait d'avantage les bas fonds du côté de Bessey (sud d'Aiserey), environnées de foudrières, très dangereuses. On sait qu'une cloche s'est enfoncée dans une source, à la Fontaine Sozanne. Cette fontaine fut mentionnée plusieurs fois au XIIIème siècle.

Cette légende dit :
Deux bœufs traînaient un chariot chargé d'une cloche, tandis que leurs conducteurs se désaltéraient à un village voisin, ils cheminaient lentement; arrivés en face du Fontenet dont ils sentent la fraîcheur, ils quittent la route et eux aussi vont se rafraîchir.

A l'approche de l'eau, le terrain cède, le véhicule se penche et la cloche glisse, disparaît et descend si bien dans la fontaine qu'on ne peut avec la sonde localiser sa profondeur. Ce « fonlenit » a longtemps gardé le nom de « Creux aux bœufs »
Une autre fontaine se situe à l'extrémité du territoire d'Aiserey. Côté ouest appelé « la Fontaine Saint Martin ».

Le lavoir.

En 1830, le Comte Léjéas fit couvrir l'ancien lavoir situé au milieu du village. En 1878, il fit construire un autre lavoir à l'emplacement du même détruit par un incendie. En 1995, ce lavoir fat réhabilité en cabinet médical.
Le hameau de Potangey a son lavoir, lavoir situé sur le cours de l'Oucherotte.

ANECDOTES HISTORIQUES.

Autrefois à Aiserey, certaines personnes étaient désignées par un surnom. Voici la liste des sobriquets :

Le père Sapristi La Naca Houp ! Houp !
Le petit Lapin dit Louvérou La Piquette Toto
Tadezard « Boum !Boum ! » Le Pétu Carabo
Le Guiche Le Bola Totor des Colombins
Le Bizeuil Le Piteuil Quinoés
La croquette Qui-Qui Ripaton
Le petit Ouson

LEGENDE.

Sur la route de Dijon à Saint-Jean-de-Losne, direction Brazey et à 1 km de la sortie d'Aiserey, le Comte Léjéas avait fait construire sur un champ lui appartenant, une chapelle abritant « la Vierge Marie ».

La tradition voulait que la jeune mariée, après la noce, aille déposer sa couronne ou sa gerbe de fleurs fraîches au pied de la Vierge, pour lui demander de lui accorder le bonheur.
Cette tradition a cessé dans les années 1960. Les terres étant remembrées, la chapelle fut détruite et la coutume cessa.

Autrefois, les villages étaient illustrés par des scènes publiques, au temps où le paysan utilisait la traction animale. Par exemple, les ramasseurs de crottin. L'utilisation d'un tombereau dont les
souvenirs sont évoqués par la poésie.

Les Ramasseurs de Crottin.

Au printemps, dans les super-marchés
On vantera le caca de poule emballé
Vous aurez une chose bénéfique pour vos plantes
Moyennant quelques billets de banque
Autrefois! les anciens ramassaient un produit gratuit
que le cheval laissait tomber malgré lui
C'était son crottin, qui ne coûtait rien
II suffisait de le ramasser en un tour de main
Après le passage d'un convoi hippomobile
Tiré par des chevaux attelés en file
Circulant sur les routes et chemins
Tous les jours, du soir au matin
Les grands-mères embusquées derrière leurs carreaux
Guettaient le passage des lourds chariots et tombereaux
Qui annonçaient une manne tombée de haut
Elles se précipitaient sur la route avec leur seau
Tout en traînant leurs deux gros sabots
Pelle et balayette à la main
Se baissaient pour ramasser le crottin

Une matière fraîche encore fumante
Oh! combien... odorante...
Il fallait arriver la 1ère sur les lieux
Autrement, les tas disparaissaient sous les yeux
Provoquant infailliblement des disputes
Et brandissements de pelle et balai pour la lutte
Ni vainqueur, ni vaincu,
Seuls, deux chignons crépus
Prix payé pour un seau de crottin
Fumant gracieusement les jardins
A DEGLISE -16/10/1989

LES COMMERCES D'AUTREFOIS.

Le village, dans la 1ère moitié du XX ème siècle comportait 600 habitants selon le calendrier des P.T.T. et constituait un centre commercial pour les habitants des communes voisines :
Bessey-les-Citeaux - Izeure - Echigey - Tart-le-Haut.

On comptait sept épiceries qui vendaient les mêmes produits alimentaires courants, mais chacune d'elles vendaient une spécialité réputée, dont voici la liste :

Les Echos : Champagne, mousseux, vins fins et liqueurs
Les Comptoirs : charcuterie
Maison Thorube : confiserie et chocolats
Maison Defer : chaussures (galoches, sandales) etc... et produits agricoles de traitemeny puis graines.
Maison Lousselle : éditeurs cartes postales. Carburant au litre (pétrole, alcool) etc... Ficelle, cordage...
Etablissements Deglise Curot : tabac, journaux, mercerie
Le Caïffa : le café en grain, les cacaos, les épices
Débits de boisson - II existait le café Duprey, café de la Place, café de l'église, restaurants Bonnefroy et Polo, buvettes (deux) : buvette Rérolle, buvette de la gare.
Deux boulangeries -Lerat et Mauchamp
Deux boucheries - Voye et Benech
Vente de vins en gros (3) - Deglise/Serot, Rérolle (2 négociants) et Seurot
Un bourrelier - M Gérard
Deux forgerons - M Petitot et M Dorléans
Un charron - M René Petitot
Un charpentier - M Rérolle
Un drapier (draperie anglaise et française) -Arnaud Pierre. Marchand et tailleur 1918
Entreprise Eugène Petitot et fils - charronnage, peinture, carrosserie, réparations exclusives des cycles et automobiles. Cottereau (1910)
Deglise-Hoctin - commerce de bois en tous genres.(1913) entrepôt général de tous matériaux de construction
Fabrique et épuration d'huile - Thibaut (graisse et tourteaux) huile, essence, pétrole, 1913
J. Charton - bottier- chaussures, bottines (facture 1903)
Etablissement Henri Briet - menuiserie de bâtiments
Ateliers mécaniques - M André. Entreprise de battage, battoir, tarare, hache, paille, coupe racine, manège, huilerie, atelier de tournage de précision (1874).
Deglise-Colin - spécialiste crème de cassis, osiers de Bourdoune (blanchiment des osiers sur chantier)
Maison Verchère - négociant en vins, osiers, entreprise de battage (1930). Blanchiment des osiers sur chantier.
Société anonyme - sucrerie raffinerie de Chalon sur Saône - sucrerie d'Aiserey facture en 1910. Scierie Colnet - Pouillard - sciage bois charpente. L'activité a cessé en 1938.
Fabrique de remorques agraires - serrurerie, forges.
Etablissement Monvoyer - a cessé son activité en 1980.
Entreprise de maçonnerie - établissement Aubrun.
Peintre en bâtiment - Duplus.
Commerce d'osier - Déglise-Colîn, Deglise-Duplus, Verchère, Grillet.
Commerce de bois - maison Thivant Abel (chauffage, charbon).

LES METIERS DE FEMME DISPARUS.

L'activité agricole en milieu rural nécessitait l'emploi d'une importante main d'oeuvre pour tous les genres spécifiques à chaque culture où la femme était associée. Le travail était payé soit à la tâche, soit à la journée. Citons quelques exemples :

Céréales.
Au printemps : destruction des chardons à l'aide d'un égrappoir.
Au cours des moissons : ramassage des gerbes derrière les moissonneuses, ramassage et mise en tas des foins fauchés. Sur la batteuse c'était une femme qui déliait les gerbes.

Betteraves sucrières.
Démariage des plantules à la pioche, sarclage entre les rangs de betteraves, arrachage et coupe des collets, chargement des racines à la main sur le chariot.

Osiers.
En saison hivernale, coupe des osiers à ras du sol à l'aide d'une serpette. Sur les chantiers des
négociants, les femmes triaient l'osier à l'aide d'un peigne fixe.
Blanchiment de l'osier, tige par tige en utilisant le « sizoir ». Cet osier blanc, séché debout était destiné aux vanneries.

Oignons.
Plantation en terre, oignon par oignon. Sarclage, arrachage, coupe des tiges séchées au couteau.

Sucrerie.
En cours de campagne, chaque midi, elles se rendaient à l'usine apporter le repas pour leurs maris.

Lavoir.
Chaque semaine, la femme faisait la lessive concernant le linge de toute la famille, ceci à la maison puis pour le rinçage, elle se rendait au lavoir communal, la lessiveuse posé sur une brouette, qu'elle poussait. D'autres femmes « les professionnelles » étaient employées à la journée uniquement pour faire la lessive (lavage, séchage et repassage). Elles avaient plusieurs employeurs et occupées à ce travail durant toute la semaine.

USINE « LA SUCRERIE ».

En 1832 : le canal est ouvert à la navigation sur toute sa longueur et ouvre l'ère commerciale en reliant le Rhône et la Saône.
Des usines et des entrepôts s'installent sur les rives du canal.
En 1835 : Messieurs Chagot et Léjéas fondent en bordure du canal une vaste huilerie. La terre de la plaine de la Saône étant favorable à la culture des oléagineux.
En 1841 : l'établissement est vendu à un industriel Parisien qui transforme cette huilerie en féculerie de pommes de terre et fabrique de sirop de fécule.
En 1857 : transformation de l'établissement en sucrerie. Les péniches transportaient les betteraves, la pulpe, les sacs de sucre par le canal de Bourgogne.
En 1896 : la sucrerie est achetée pour la Sucrerie : raffinerie de Chalon sur Saône.
Vers 1930 : cette sucrerie se modernise. Les 3 cheminées sont abattues, une seule nouvelle chaufferie à charbons fait fonctionner l'usine. Le charbon est amené par péniche.
En 1938 : construction d'une distillerie d'alcool de betteraves qui cessa son activité en 1965.
En 1993 : propriété de la famille Balland de Chalon sur Saône. Elle fait l'objet d'OPA (Opération
Publique d' Achat) et est rachetée par la Société Générale Sucrière et la Sucrerie de Corbeilles.
Cette nouvelle société a engagé de lourds investissements pour moderniser la sucrerie.
400 planteurs répartis en Côte d'Or, Jura, Saône et Loire et Haute Marne alimentent l'usine par 280/300 camions par jour.
5000 tonnes de betteraves sont traitées chaque jour, produisant 50000 tonnes de sucre de bouche pendant la campagne d' octobre à décembre de chaque année.


Sources : Larousse Universel 1900




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