Tout commence en mars 1878, quand le Conseil municipal d'alors décide d'acquérir une horloge... Excellente idée ! Mais le temps passe... et la fameuse horloge semble bien être l'Arlésienne dont on parle toujours et qu'on ne voit jamais...
Quatre ans et demi plus tard, le 23 septembre 1882, nouvelle délibération du Conseil pour l'acquisition et le choix du fournisseur. Ce sera Louis Odobet-Cadet, de Morez, dans le Jura. En mai 1883, enfin, on installe l'horloge... Mais elle ne donne pas satisfaction et sonne... midi à quatorze heures. Chaque jour, elle prend beaucoup de retard. Il s'ensuit un échange particulièrement savoureux (vu de notre époque...) de correspondance... qui durera plusieurs années, entre le maire et le fournisseur. Selon ce dernier, d'une mauvaise foi éhontée, elle fonctionne parfaitement bien ! Pourtant, elle tombe définitivement en panne et d'innombrables tentatives seront vaines de la remettre en état de fonctionner. Les aiguilles semblent définitivement bloquées et la cloche réduite pour toujours au silence.
Janvier 1997, cent quatorze ans plus tard, on ne peut toujours pas régler sa montre sur le cadran de la fameuse horloge. Et les Asniérois soupirent...
Le 25 mars 1997, le Conseil municipal, sous la présidence de Madame Gourmand, maire d'Asnières, remercie Messieurs Alban Jourdhier et Michel Viard, deux Asniérois de bonne volonté, qui ont travaillé d'arrache-pied à la remise en état du mécanisme hautement délicat de l'horloge, qui cette fois, ô merveille, semble fonctionner comme il se doit.
Depuis, l'horloge et les cloches rythment la vie du village pour la plus grande satisfaction de tous.
Les cloches de notre église
Fondues en 1859 par les établissements Goussel jeune à Metz, les cloches de notre église ont été "présentées à bénir" la même année :
- la grosse cloche, par Monsieur François Joseph Marion, ancien notaire, propriétaire à Daix, et Madame Louise Delphine Lamblin, son épouse. Elle porte le numéro 794.
- la petite cloche, par Monsieur Michel Nicolas, maire d'Asnières, et Madame Marie Rate, femme Malbranche, domicilée à Asnières. Elle pèse 128 kg et porte le numéro 774.
Sources documentaires
Délibérations du Conseil municipal d'Asnières-lès-Dijon, Archives municipales.
Chronique municipale d'Asnières-lès-Dijon, 1987.