Le nom d’Asnières-lès-Dijon a pour origine Asneria, Asneriae, Asinariai, Asinae, Asinaria, Asnerioe, Asinanioe, mots venant d’asinus (âne, en latin). En patois, on disait Asniére ou Anière. Cela vient sans doute de ce que, sur ce lieu jadis escarpé, seul un âne pouvait se tenir à l’aise.
Le territoire d'Asnières s'étend des confins du plateau de Langres jusqu'au bord du Suzon. Il couvre une superficie de 454 hectares. Son altitude moyenne est de 330 m, son point le plus haut se situant à 348 m. Le clocher de l'église sert de point géodésique : latitude 47°23'21'' nord, longitude 20°42'29'' est.
Les premiers textes où il est fait référence à Asnières datent du IXe siècle. En 1150, Asnières n'est encore qu'une chapelle, annexe d'Ahuy, et les chanoines viennent régulièrement se promener et prier jusqu'au Bois des Grottes.
Les grottes d'Asnières sont très connues. Ce sont, en réalité, des carrières de pierre, qui furent, selon quelques auteurs, exploitées dès l'époque gallo-romaine. Cette pierre, très homogène, très tendre et d'un blanc laiteux, se prêta à la sculpture de nombreuses oeuvres et à la construction de monuments et bâtiments asniérois et dijonnais.
Sous Napoléon III, les membres de plusieurs sociétés secrètes s'y cachèrent pour se réunir. Ils furent durement condamnés par le gouvernement en place.
De 1898 à 1909, on y cultiva un champignon très recherché, Agricus edulis. La culture, moins rentable qu'à Paris, fut ensuite abandonnée.
Plus récemment, elles furent explorées par les modernes spéléologues.
Jugées dangereuses, elles sont dorénarant murées et inaccessibles.