Commune de BARGES
Présentation de la commune
Histoire de BARGES : Histoire de vocabulaire
Maire : Pierre COQUILLET
Comme le Conseil Municipal s’y était engagé, nous nous sommes attachés à préserver le concept de patrimoine pour notre commune : son caractère rural, ses quelques sites ou monuments (rivière, mairie, église, lavoir, monument aux morts, …), mais aussi son vocabulaire. C’est pour cette raison que nous avons baptisé les dernières rues, « rue du Meix Rondeau », « rue en Pelleson », « rue de la Grande Quetaine », respectant ainsi le nom traditionnel du lieu. Ces noms, à l’origine, ont été utilisés pour désigner et reconnaître les lieux. L’étude linguistique ou historique de l’origine des noms de lieu s’appelle la toponymie. On constate que sur le secteur de Barges la dénomination des lieux se réfère à la nature (le relief, le sol, la végétation) et à l’agriculture ( la terre, les prés). Le vocabulaire utilisé est le fruit de l’évolution des mots à partir du grec, du gaulois, du latin… et leurs transformations locales (dialectes, patois…). En référence à l’ESPACE Quetaine : Vient du latin cauda signifiant queue, territoire en forme de queue : la grande quetaine est un terrain ayant la forme d’une grande queue
En queutin : patois du Morvan on trouve « queuton » : petite queue , terrain en forme de petite queue Le treige : passage . Du gaulois trebare (habiter) à rapprocher également de trêve (patois et toponymie du sud-ouest de la Saône et Loire). En Côte d’Or passage étroit entre deux maisons; à Dijon, ce nom désignait des suites de passages (non officiels) qui permettaient aux piétons de passer d’une rue à l’autre sans faire un long détour. Le meix : Jardin, clos . Désigne un bien certifié, dans la plaine de la Saône. Du latin manere, signifiant demeurer, rester. A donné le mas en Provence. On peut penser à domaine. En closeau : du latin clausus : clos , désignant le verger. Le dérivé closeau n’est utilisé qu’en toponymie. Surtout utilisé en ce sens en Côte d’or. Les mazères : vient de maceria qui signifiait mur de pierres, puis ruine ; terrain limité par un mur de pierres. En Pelleson : peut venir de plexus qui signifie entrelacé ; un plessis est une clôture faite de branches entrelacées ; l’enclos s’est vraisemblablement appelé ainsi plesson , puis pelleson. Le breuil : toponymie breuil, issu du gaulois breialos, devenu brolium à l’époque carolingienne , terme désignant un espace clos. D’origine grecque brogilo qui signifiait petit bois. Le preillis : on peut penser à un pré (du latin pratum), au milieu d’un bois, car ialos qui a donné les suffixes en eil, eille ,euil …a signifié clairière avant de désigner un village . Les essarts : du latin exsarire, sarcler ; essartum : défriché ; terrain défriché Le pasquier : vient de pascua signifiant le pâturage La borde : petite maison ; (bord : cabane en planche) En référence au SOL En jugeanne : Jugum : joug et par métaphore sommet, et Ana : marais Il peut s’agir d’un terrain marécageux en hauteur. En frelut : on peut penser à frileux ,endroit où il faisait froid .Terre froide . La louère : de liger qui vient de liga : signifie la boue ; désigne donc un terrain boueux. Sur bourbon : de l’ancien français borbe qui signifie boue , du mot gaulois borva : source boueuse, bourbier. En référence à la VEGETATION Le champ chenevière : vient de cannabis, lieu où on cultivait le chanvre. La rèpe : de l’ancien gaulois : respe, rèpe, reppe, rippe : terre inculte, pente raide couverte de broussailles . (Un rèpier est un buisson dans le vocabulaire bourguignon) . Les aiguillons : Epines . Certainement endroit où il y avait des buissons épineux, des ronces. En référence au RELIEF La moirie : Vient peut-être du latin mirari : admirer, regarder. A l’époque médiévale ses dérivés désignent des postes permettant l’observation. La mottue : de mutta, gaulois ou pré-gaulois : tertre artificiel surélevant le plus souvent une colline.
Barges : je profite de l’occasion pour rappeler que cela vient du mot de racine indo-européenne briga, qui a donné berg, signifiant colline puis montagne, en allemand. Barges évoquant une butte. (cf. bulletin municipal de 2005). Bibliographie : les noms de villes et de villages , Eric Vial, collection « Le français retrouvé ». |
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