 I. Rossignol a échangé avec le public (photo M.-C.L.)
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3/06/2008
Un écrivain à la bibliothèque
corpeau
Dans le cadre des Buissonnières, organisées par le conseil général et les bibliothèques de prêts, Isabelle Rossignol, écrivain bourguignon, a rencontré ses lecteurs à Corpeau. Après avoir passé la matinée à l'école et longuement répondu aux questions de ses petits lecteurs elle s'est installée à la salle des fêtes pour un plus large dialogue avec la population. Écrire pour le jeune public À la question « Quand avez-vous commencé à écrire pour le jeune public ?», Isabelle Rossignol répond que ses premières œuvres, La petite mort et Mes larmes, étaient destinées aux adultes, car n'ayant pas d'enfant elle craignait de ne savoir leur parler ! Bien vite elle a découvert qu'il suffit « de retrouver sa propre enfance pour être en adéquation avec les attentes des plus jeunes. D'ailleurs, Le grand jour s'appuie sur un souvenir personnel vécu à Neuilly-lès-Dijon. Si elle collabore à des éditions aussi connues que J'aime lire et souhaite écrire pour L'école des loisirs, c'est parce qu'elle aime les défis. D'ailleurs pour elle, « l'histoire n'est qu'un prétexte, ce qui est intéressant c'est le côté formel, les contraintes d'écriture que l'on s'impose, les variations sur la forme. » Rien d'étonnant à cela puisqu'elle avoue avoir été fascinée par Queneau, Perec et leurs comparses de l'Oulipo. C'est pourquoi elle se réjouit que certains de ses textes aient donné lieu à une mise en scène, mais elle envisage aussi d'écrire de la poésie et a commencé des albums pour les très jeunes avec un personnage récurrent qui servira de lien entre les histoires de « SOS sorcière »!On le voit elle s'essaie dans tous les genres et veut varier les registres. Lorsqu'on lui demande ce qu'elle attend de ces rencontres avec ses lecteurs, elle affirme qu'elle veut « savoir comment les gens perçoivent le livre, être dans la communication, sortir de sa tour ». Mais ce qu'elle recherche avant tout ce sont « des contacts, de « petits coups de foudre » des visages » qui alimenteront peut-être ses créations futures. Ayant été quelques années enseignante et animant toujours des ateliers d'écriture, le sujet de sa thèse, elle reste très sensible à la transmission, c'est pourquoi elle répond avec sérieux aux questions du jeune public qui l'interroge sur le devenir de ses héros au-delà du récit. Avec ses dernières créations « Des crapauds dans la bouche » et « Les placards sont vides » il semble qu'elle ait satisfait un public difficile mais susceptible de se passionner pour des aventures imaginaires surtout lorsqu'elles font écho à leurs propres problèmes !
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