AU PREMIER ÉTAGE...
La Galerie
Le premier monument commémorant le siège de 1636, réalisé en 1637.
Un poêle en faïence du 18e siècle.
La Salle du Conseil
Un tableau peint par Geoffrey Badin au 19e siècle, symbolisant un des épisodes du siège de 1636.
Une copie de "l'immortelle délibération" offerte par Dom Martène, lors des commémorations de la Gallas en 1786.
Le Salon d'Honneur
Des cadres, rappelant les évènements historiques majeurs qui se sont produits à Saint-Jean-de-Losne, sont accrochés aux murs.
Cadre n° 1 :
C'est une lettre patente signée par Louis XIII et datée de décembre 1636 qui attribue des privilèges financiers aux habitants de la ville en récompense de leur comportement héroïque face aux armées du Général Gallas.
Cadre n° 2 :
C'est une copie du discours du député Hernoux, prononcé à l'Assemblée Nationale de Versailles le 7 juillet 1789 dans lequel il annonce que les habitants de Saint-Jean-de-Losne renoncent à leurs privilèges.
Cadre n° 3 :
C'est une lettre, datant du 27 avril 1815, du Ministre de la Guerre, le Maréchal Prince d'Eckmul, dans laquelle il annonce au Maire Coste que l'Empereur offre à la ville deux canons de campagne avec son approvisionnement de deux cents coups par pièce pour récompenser les habitants de leur bravoure lors de la campagne de 1814. Le document juxtaposé, datant du 29 avril 1815, est une proclamation du Maire Coste aux habitants de la ville suite à l'annonce de l'envoi des canons.
Cadre n° 4 :
C'est un tableau comportant la Croix de la Légion d'Honneur attribuée à la ville par décret impérial du 22 mai 1815 et un texte manuscrit rappelant ces moments d'histoire :
"Le 14 mars 1815, Napoléon coucha à Chalon-sur-Saône. Il y reçut une députation de Saint-Jean-de-Losne ; cette petite ville, fidèle au souvenir d'une défense héroïque en 1636, avait également le 17 janvier 1814 opposé aux autrichiens la résistance la plus énergique. Je ne puis me rendre chez vous, dit-il aux membres de la députation. Je le regrette. Dites à votre digne maire que je lui donne la croix ; car c'est pour vous, braves gens, que j'ai institué la Légion d'Honneur et non pour les émigrés pensionnés par nos ennemis."
Et son magnifique papier peint
Orné entièrement d'un papier peint à arabesques, dû à la célèbre manufacture royale Réveillon de Paris, de la fin du 17e siècle. Il comporte notamment des panneaux dits "aux lions" et "aux sphinges". Il n'a jamais été restauré.
A cette époque, on ne posait pas le papier un lé après l'autre, mais on assemblait des carrés d'une trentaine de centimètres, collés sur une trame de fils, jusqu'à ce que les murs soient entièrement recouverts.
Il existe de nombreux châteaux ou musées qui peuvent être fiers de posséder des papiers peints aussi anciens, mais celui-ci est unique parce qu'il s'agit d'une pièce complète, qui est en assez bon état et qui ne figure pas au musée du papier peint près de Mulhouse.