Site officiel
Saint-Jean-de-Losne
www.saintjeandelosne.fr
Accueil  Vue du ciel  M'abonner gratuitement  Diaporama E-cards Fond d'écrans
Recherche



Vie Municipale
  •  Le mot du maire
  •  Infos mairie
  •  Infos pratiques
  •  Guichet public
  •  Services
  •  Emploi /Social
  •  Santé
  •  Environnement
  •  Associations
  •  Sport
  •  Jumelage
  •  Cimetière
Tourisme
  •  Tourisme
  •  Restauration
  •  Hébergement
  •  Manifestations
  •  Culture
  •  Patrimoine
  •  Situation géographique
Economie
  •  Economie
  •  Entreprises et commerces
Espace pratique
  •  Revue de presse
  •  Espace téléchargements
  •  Liens utiles
  •  Liens administratifs
  •  OFFICE DE TOURISME
  •  CC Rives de Saône
 Ecrire à la mairie /  Equipe municipale / Rapports du conseil / Agenda 


Tourisme > Patrimoine
L'HÔTEL DE VILLE

C'est un ancien hôtel particulier construit au début du XVIIe siècle. On l'appelait à l'époque le "Logis du Roi", pour la simple et bonne raison que le jeune Louis XIV vînt y passer une nuit en juillet 1650. Mazarin l'avait fait venir dans le but de mettre fin au siège de la Ville de Seurre qui était une cité frondeuse. D'après les chrnoiqueurs de l'époque, le miracle se produisit puisque sa seule présence fît arrêter les combats.

Au début du XVIIIe siècle, ce bâtiment était dans un état de dégradation important.

En 1709, Nicolas Hernoux rachète ce bâtiment aux enchères à Dijon. A sa mort, il partage la propriété en deux parties qu'il lègue à ses deux fils.

C'est l'une de ces deux parties que la ville va se rendre acquéreuse en 1829 pour y établir l'Hôtel de Ville.


AU PREMIER ÉTAGE...


La Galerie


Le premier monument commémorant le siège de 1636, réalisé en 1637.


Un poêle en faïence du 18e siècle.


La Salle du Conseil


Un tableau peint par Geoffrey Badin au 19e siècle, symbolisant un des épisodes du siège de 1636.


Une copie de "l'immortelle délibération" offerte par Dom Martène, lors des commémorations de la Gallas en 1786.


Le Salon d'Honneur


Des cadres, rappelant les évènements historiques majeurs qui se sont produits à Saint-Jean-de-Losne, sont accrochés aux murs.


Cadre n° 1 :
C'est une lettre patente signée par Louis XIII et datée de décembre 1636 qui attribue des privilèges financiers aux habitants de la ville en récompense de leur comportement héroïque face aux armées du Général Gallas.


Cadre n° 2 :
C'est une copie du discours du député Hernoux, prononcé à l'Assemblée Nationale de Versailles le 7 juillet 1789 dans lequel il annonce que les habitants de Saint-Jean-de-Losne renoncent à leurs privilèges.


Cadre n° 3 :
C'est une lettre, datant du 27 avril 1815, du Ministre de la Guerre, le Maréchal Prince d'Eckmul, dans laquelle il annonce au Maire Coste que l'Empereur offre à la ville deux canons de campagne avec son approvisionnement de deux cents coups par pièce pour récompenser les habitants de leur bravoure lors de la campagne de 1814. Le document juxtaposé, datant du 29 avril 1815, est une proclamation du Maire Coste aux habitants de la ville suite à l'annonce de l'envoi des canons.


Cadre n° 4 :
C'est un tableau comportant la Croix de la Légion d'Honneur attribuée à la ville par décret impérial du 22 mai 1815 et un texte manuscrit rappelant ces moments d'histoire :
"Le 14 mars 1815, Napoléon coucha à Chalon-sur-Saône. Il y reçut une députation de Saint-Jean-de-Losne ; cette petite ville, fidèle au souvenir d'une défense héroïque en 1636, avait également le 17 janvier 1814 opposé aux autrichiens la résistance la plus énergique. Je ne puis me rendre chez vous, dit-il aux membres de la députation. Je le regrette. Dites à votre digne maire que je lui donne la croix ; car c'est pour vous, braves gens, que j'ai institué la Légion d'Honneur et non pour les émigrés pensionnés par nos ennemis."


Et son magnifique papier peint


Orné entièrement d'un papier peint à arabesques, dû à la célèbre manufacture royale Réveillon de Paris, de la fin du 17e siècle. Il comporte notamment des panneaux dits "aux lions" et "aux sphinges". Il n'a jamais été restauré.


A cette époque, on ne posait pas le papier un lé après l'autre, mais on assemblait des carrés d'une trentaine de centimètres, collés sur une trame de fils, jusqu'à ce que les murs soient entièrement recouverts.


Il existe de nombreux châteaux ou musées qui peuvent être fiers de posséder des papiers peints aussi anciens, mais celui-ci est unique parce qu'il s'agit d'une pièce complète, qui est en assez bon état et qui ne figure pas au musée du papier peint près de Mulhouse.


 


 



L'Eglise Saint-Jean-Baptiste

L'église Saint-Jean-Baptiste est une des plus curieuses de Bourgogne. Le choeur est orienté, contrairement à la tradition catholique qui voulait qu'il fut tourné vers l'est, en direction de Jérusalem. Son originalité réside dans sa conception architecturale entre deux siècles importants en histoire de l'art. Le XVe siècle où le gothique s'achève avec le style flamboyant employé  pour le choeur et le transept, et le XVIe siècle  avec le style renaissance utilisé pour la nef et le portail.


Sa silhouette dominant la ville est facilement identifiable par sa tour de clocher disymétrique, et sa toiture polychrome. La pierre s'allie à la brique. On la réserve pour les parties porteuses de la construction. Le portail, traité comme un arc de triomphe, est ouvert par deux portes en plein cintre, séparée par une colonne d'ordre corinthien. Les portes en bois sont du XVIe siècle.


Descriptif de l'intérieur de l'église :


Chaire à prêcher en pierre monilithe rouge de Sampans, avec les statues des 4 évangélistes. Celles de St Jean-Baptiste et de St Pierre (don du curé Pierre Longuet 1604).


Face à la chaire, banc d'oeuvre autour du pilier  : place d'honneur  du conseil de Fabrique XIXe siècle.


Parmi les objets remarquables :



  • Dans le choeur, deux drapeaux dans leur gaine de cuir, suspendue à la voûte, pris aux Impériaux lors du siège de Gallas (1636).

  • La "Perruque" de Gallas et son épée.

  • Lutrin en bronze doré de 1820.

  • Sur le pignon, vitrail  XIXe, représentant des épisodes du siège de 1636.

  • Dans le transept petit autel du XVIIIe siècle et retable du XIXe siècle, au-dessus un bateau offert en ex-voto en 1826. Sur le  tambour de l'entrée, on remarque les volets par lesquels les mariniers pouvaient se recueillir sans perturber l'office religieux.

  • L'orgue Bénigne Boillot (1768) classé monument historique.