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Vie Municipale > Famille
Mariage
Deux personnes, même si elles ne sont pas de nationalité française, peuvent se marier en France, à condition qu'elles soient de sexe différent, âgées d'au moins 18 ans. Chacun des futurs époux doit donner son consentement, n'avoir aucun lien de proche parenté ou d'alliance avec le futur conjoint (dans certains cas, une dispense peut être accordée par le Président de la République) et ne pas être marié en France ou à l'étranger.

Lieu du mariage

Le mariage est célébré dans la commune où l'un des deux époux a son domicile ou sa résidence établie depuis un mois au moins d'habitation continue à la date de la publication prévue par la loi. L'officier de l'état civil va s'assurer que la personne qui lui demande de célébrer son mariage a des liens durables avec la commune et peut justifier d'une adresse dans le ressort de sa circonscription. Le mariage doit être célébré à la mairie. Toutefois, des exceptions sont prévues. En effet, en cas d'empêchement grave, le procureur de la République du lieu de célébration du mariage pourra requérir l'officier d'état civil de se transporter au domicile ou à la résidence de l'une des parties pour célébrer le mariage. La célébration hors de la mairie est mentionnée dans l'acte de mariage. Lorsque le mariage est célébré à l'étranger, il fait ensuite l'objet d'une transcription sur les registres de l'état civil français.

Formalités à accomplir avant le mariage

Dossier de mariage, pièces à fournir :

  • 1 copie intégrale de l'acte de naissance (de moins de 3 mois par rapport à la date du mariage s'il a été délivré en France, de moins de 6 mois par rapport à la date du mariage s'il a été délivré Outre-mer ou dans un consulat à l'étranger),
  • 1 pièce d'identité,
  • 1 justificatif de domicile,
  • informations relatives aux témoins (noms, prénoms, date et lieu de naissance, profession et domicile),
  • certificat du notaire (si les futurs époux ont conclu un contrat de mariage
  • pour les personnes de nationalité étrangère, des pièces spécifiques peuvent être demandées en fonction de chaque nationalité (se renseigner à la mairie ou au consulat)

Audition par l'officier d'état civil

L'audition commune des futurs époux peut être demandée par l'officier d'état civil, sauf dans certains cas (par exemple en cas d'impossibilité ou s'il apparaît au vu des pièces du dossier, que cette audition n'est pas nécessaire). Celui-ci peut également, s'il estime nécessaire, demander à s'entretenir séparément avec l'un ou l'autre des futurs époux. Lorsque l'un des futurs époux réside à l'étranger, l'officier de l'état civil peut demander à l'autorité diplomatique ou consulaire territorialement compétente de procéder à son audition.

Publication des bans

Les bans doivent être publiés à la mairie du (des) domicile(s) des futurs époux pendant une durée de 10 jours. Le mariage peut donc être célébré à partir du 11ème jour.

Contrat de mariage

Le contrat de mariage n'est pas obligatoire. Si les futurs mariés ne font pas de contrat, ils seront soumis au régime légal, c'est-à-dire à la communauté réduite aux acquêts. Sinon, ils feront établir le contrat devant notaire, quelques semaines à l'avance de préférence.

Célébration du mariage

La célébration du mariage doit être faite par un officier de l'état civil, à la mairie, en présence d'au moins deux témoins, et de 4 au plus, parents ou non des époux, âgés de 18 ans au moins. Lors de la célébration du mariage, le livret de famille est délivré gratuitement aux époux.

Mariage à l'étranger

A l'étranger, une fois que le mariage entre un ressortissant français et un(e) étranger(e) a été célébré et enregistré par l'officier d'état civil local, il doit faire l'objet d'une transcription sur les registres de l'état civil du consulat de France, à la demande de l'intéressé, pour être opposable en France. Celui-ci transmet alors une copie de ces informations au service central d'état civil du ministère des affaires étrangères. L'obtention de cette transcription est liée au respect de certaines formalités préalables. Ainsi, par exemple, avant la cérémonie :

  • le futur époux français doit obtenir un certificat de capacité à mariage auprès du consulat ou de l'ambassade,
  • les futurs époux doivent constituer un dossier complet et être auditionnés par l'officier de l'état civil du lieu de domicile ou de résidence en France du ou des futurs conjoints (ou par l'autorité diplomatique ou consulaire territorialement compétente en cas de domicile ou de résidence à l'étranger),
  • les futurs époux doivent faire publier les bans auprès de l'officier de l'état civil ou de l'autorité diplomatique ou consulaire du lieu où le futur époux français a sa résidence.

Pour plus d'information, les services à contacter :

  • Mairie
  • Tribunal de grande instance (TGI) (pour certaines dérogations (mineurs...))
  • Ambassade et consulat français à l'étranger (pour les mariages à l'étranger)
  • Ministère des affaires étrangères et européennes (pour les mariages à l'étranger)

La documentation française, 12 février 2009


PACS
Le pacte civil de solidarité (PACS) est un contrat. Il est conclu entre deux personnes physiques pour organiser leur vie commune. Ces deux personnes doivent être majeures (il est impossible de conclure un PACS à trois personnes, ou plus), de sexe différent ou de même sexe. Les personnes liées par un PACS doivent disposer d'une résidence commune.

Personnes pouvant conclure un pacte civil de solidarité

Conditions exigées :

Les personnes qui souhaitent conclure un pacte civil de solidarité (PACS) doivent être majeures. Aucune condition de nationalité n'est exigée pour conclure un pacte de solidarité en France. En revanche, lorsque le PACS est conclu à l'étranger (à l'ambassade ou au consulat) l'un au moins des partenaires doit être de nationalité française. Les majeurs protégés peuvent conclure un PACS sous certaines conditions :

  • le majeur en curatelle doit obtenir l'autorisation du curateur ou, à défaut, celle du juge des tutelles,
  • le majeur en tutelle doit obtenir l'autorisation du juge des tutelles ou, le cas échéant, du conseil de famille.

Restriction

Un PACS ne peut être conclu :

  • entre ascendants et descendants en ligne directe,
  • entre collatéraux jusqu'au 3ème degré (frères et soeurs, oncles et nièces, etc...),
  • entre alliés, en ligne directe (belle-mère et gendre, beau-père et bru, etc...),
  • si l'une des deux personnes est déjà mariée,
  • si l'une des deux personnes est déjà engangée par un PACS.

Pour plus d'information complémentaires, les services à contacter :

  • Tribunal d'instance
  • Ambassade et consulat français à l'étranger (si les futurs partenaires résident à l'étranger.

La documentation française, 18 janvier 2007


Le concubinage ou l'union libre
Le concubinage est une union de fait entre deux personnes de même sexe ou de sexe différent, vivant en couple, cette union présentant un caractère de stabilité et de continuité. Les droits et obligations des concubins sont limités, par rapport à ceux des personnes mariées, ou liées par un pacte civil de solidarité (PACS).

Les personnes vivant en union libre ne sont pas soumises en particulier :

  • àl'obligation d'entretien et d'assistance du concubin,
  • aux obligations liées aux dettes éventuelles du concubin...

Les biens acquis par les concubins leur sont personnels. Ceux dont on ignore l'origine sont indivis entre eux.

Rupture de l'union libre

Elle ne constitue pas en elle-même une faute, mais une indemnité peut être accordée par décision de justice lorsque la rupture est fautive (par exemple, rupture due à une grossesse...). La rupture est d'autant plus préjudiciable qu'a été plus longue la vie en commun. Si l'un des concubins a travaillé pour l'autre, sans rémunération, il peut demander le versement d'une indemnité fondée sur l'enrichissement sans cause qu'il a apporté à l'autre.

Pour plus d'information, les services à contacter :

  • Tribunal d'instance (TI)

La documentation française, 01 janvier 2007.


Décès
La déclaration de décès est obligatoire et doit être faite dans les 24 heures. Toute personne peut déclarer un décès. En cas d'appel à une entreprise de pompes funèbres, celle-ci se chargera des démarches. Si le décès survient à l'hôpital, la déclaration sera faite directement par l'hôpital à la mairie du lieu de décès.

Constat de décès

La personne doit d'abord faire constater le décès, puis le déclarer. Le médecin délivre un certificat de décès, sauf en cas de mort violente (accident, suicide...). En cas de mort violente, la personne doit prévenir le commissariat de police ou la gendarmerie.

Démarche

Pour déclarer le décès, la personne doit s'adresser à la mairie du lieu du décès. Elle peut présenter :

  • une pièce prouvant son identité,
  • le livret de famille du défunt ou sa carte d'identité, ou un extrait ou une copie de son acte de naissance ou de son acte de mariage
  • le certificat du décès délivré par le médecin, le commissariat de police ou la gendarmerie.

La personne doit signer l'acte de décès.

A noter : l'autorisation de fermeture du cercueil ne peut être délivrée que sur présentation d'un certificat, établi par un médecin, attestant le décès.

Cas de mort violente

En cas de mort violente, le juge donne l'autorisation de délivrer le permis d'inhumer après rapport du médecin légiste et enquête de la police.

La documentation française, 07 avril 2009

Inhumation

Principe

L'inhumation d'un corps dans un cimetière d'une commune doit être autorisée par le maire de cette commune, que le décès ait eu lieu dans la commune ou non. L'inhumation dans la commune est due :

  • aux personnes qui y sont décédées,
  • aux personnes qui y étaient domiciliées,
  • aux personnes qui y ont une sépulture de famille,
  • aux français établis hors de France n'ayant pas une sépulture de famille dans la commune et qui sont inscrits sur la liste électorale de celle-ci.

L'inhumation d'un corps dans une propriété particulière est possible et doit être autorisée par le préfet du département où se situe cette propriété. Cette autorisation est soumise à conditions. Il s'agit notamment de conditions relatives à la situation géographique de la propriété (éloignement des autres habitations etc...), aux conditions sanitaires et à la composition du sol. En France, l'inhumation sans cercueil est interdite.

Délais

L'inhumation doit avoir lieu au moins 24 heures et au plus 6 jours après le décès. Toutefois, dans le cas d'un décès à l'étranger ou dans un Territoire d'Outre-Mer (avec rapatriement du corps en métropole), l'inhumation peut avoir lieu jusqu'à 6 jours après l'entrée du corps en France. Les dimanches et jours fériés ne sont pas comptabilisés dans ces délais. Des dérogations peuvent néanmoins être attribuées de façon individuelle par le préfet du département du lieu d'inhumation.

Demande

Toute inhumation dans un cimetière doit faire l'objet d'une demande préalable d'autorisation au maire de la commune, signée par la personne (en principe par un membre de la famille) ayant la qualité pour organiser les obsèques. Il convient au préalable de posséder une concession dans le cimetière demandé.

Démarches à effectuer

Un permis d'inhumer ainsi qu'un acte de décès doivent être fournis aux autorités administratives de la commune d'inhumation. Il est recommandé de se renseigner le plus rapidement possible après le décès auprès de la commune d'inhumation souhaitée, afin de choisir une date et une heure pour l'inhumation. Les communes peuvent accepter la délégation de service pour faire effectuer les travaux de creusée de la tombe ou du caveau (sur concession supérieure à 30 ans en règle générale pour ces derniers) par une entreprise de pompes funèbres, ou bien faire exécuter elle-même les travaux par ses services municipaux. Il convient de s'adresser aux servcies de l'état civil du lieu d'inhumation pour connaître les délais et les démarches à effectuer.

Concessions

Il est nécessaire, pour les non titulaires de sépulture, de demander l'ouverture d'une concession dans le cimetière souhaité. Les concessions " s'achètent " pour des périodes variables. Elles peuvent être temporaires (au maximum 15 ans), trentenaires, cinquentenaires ou perpétuelles dans certaines communes. En cas de ressources insuffisantes de la famille du défunt, il existe des concessions de courte durée qui peuvent être gratuite ou à coût réduit (durée 5 ans en règle générale).

Coût

Variable selon le lieu et la prestation fournie.

Aménagement de la sépulture

La sépulture est aménagée conformément au souhait du défunt ou de ses proches et dans le respect du règlement du cimetière communal applicable.

A savoir : la pose de semelle (couverture en forme de trottoir) sur la tombe ou le caveau est obligatoire dans la plupart des cimetières. Ce n'est qu'après qu'une pierre ornementale ou un monument pourra être installé.

La documentation française, 10 avril 2009

Copie intégrale d'acte de décès

Que comporte ce document ?

La copie d'un acte de décès est un reproduction intégrale des mentions figurant sur l'acte de décès. Il est fait mention de l'existence de l'acte de notoriété en marge de l'acte de décès.

Qui peut le demander ?

Toute personne, même si elle n'a aucun lien de parenté avec le défunt, peut demander un acte de décès.

Coût

La délivrance de cet acte est gratuite.

Comment l'obtenir ?

Les formalités peuvent être accomplies sur place ou par correspondance. Certaines communes proposent également la possibilité de faire cette démarche en ligne en se rendant sur leur site internet. Il est nécessaire d'indiquer les nom et prénom du défunt et la date du décès. Par correspondance, joindre une enveloppe timbrée avec nom et adresse du lieu d'envoi de la copie.

Qui peut délivrer l'acte ?

En cas de décès en France :

  • Soit la mairie du lieu de décès,
  • Soit la mairie du dernier domicile du défunt,
  • Si le décès est survenu dans un département d'Outre-Mer, le ministère en charge de l'Outre-Mer peut également délivrer l'acte.

En cas de décès à l'étranger :

  • Si le défunt était de nationalité française : ministère des affaires étrangères. Cette démarche peut être effectuée en ligne.
  • Si le défunt n'était pas de nationalité française : autorité qui a délivré l'acte.

Pour plus d'information, les services à contacter :

  • mairie
  • secrétariat d'état chargé de l'Outre-Mer
  • service central de l'état civil - Ministère des affaires étrangères et européennes.

La documentation française, 11 septembre 2009

Certificat d'hérédité

Principe

Le certificat d'hérédité permet, dans les sucessions simples, d'établir la qualité d'héritier et d'obtenir :

  • le paiement des sommes versées par le défunt sur un livret de caisse d'épargne, sur un compte postal ou bancaire,
  • le versement d'une pension de retraite,
  • toutes les autres créances des collectivités publiques.

Les sommes doivent être inférieures à 5 335,72 euros.

Demande

La demande peut être effectuée par les héritiers ou par la personne désirant prouver sa qualité d'héritier. Le demandeur doit se rendre en personne à la Mairie de son domicile ou du dernier domicile du défunt ou du lieu de décès du défunt. Attention : le maire n'est jamais obligé de délivrer un certificat d'hérédité car la délivrance de ce document n'est fondée sur aucun texte mais résulte d'une simple pratique administrative. Par ailleurs, même lorsque le maire délivre habituellement ce type de document, il reste souverain pour apprécier l'opportunité de délivrer le certificat en fonction des éléments en sa possession. Si le maire refuse de délivrer le certificat, il n'y a pas de possibilité de faire un recours. Dans ce cas, la preuve de la qualité d'héritier peut résulter d'un acte de notaire délivré par un notaire.

Pièces à fournir (liste non exhaustive)

Lorsque la mairie délivre les certificats d'hérédité, il convient de se renseigner auprès de ses services pour connaître la liste des documents exigés. Les documents le plus fréquemment demandés sont la pièce d'identité du demandeur, toute pièce permettant de justifier la qualité d'héritier, notamment :

  • la copie intégrale de l'acte de naissance du défunt sur laquelle figure la mention de décès,
  • le ou les livret(s) de famille du défunt, lorsqu'il(s) existe(nt). Dans certains cas, la présence de témoin est exigée. Une photocopie de leurs pièces d'identité sera alors exigée.

A noter : un certificat d'absence d'inscription de dispositions de dernières volontés est parfois demandé. Il convient de se le procurer, s'il y a lieu, à l'association pour le développement du service notarial (ADSN), Service aux particuliers, 13107 Venelles cedex (chèque de 15 euros à l'ordre de l'ADSN).

Coût

Gratuit

Délais d'obtention

D'immédiat à quelques jours.

Recours à un notaire

Dans le cas de successions complexes (testament, donation ou de contrat de mariage), la mairie ne peut délivrer le certificat d'hérédité. Il peut s'agir également des cas où le défunt (ou le demandeur) est de nationalité étrangère car les règles du droit de sucession dans le droit international privé sont complexes et nécessitent la présence d'un notaire. Afin d'établir la qualité d'héritier, il convient de s'adresser alors à un notaire (payant) qui établira un acte de notoriété héréditaire. Attention les tribunaux d'instance ne sont plus compétents, depuis le 22 décembre 2007 pour délivrer des actes de notoriété.

La documentation française, 12 février 2008

Décès à l'étranger

Principe

Dans un certain nombre de pays, la réglementation locale exige de déclarer le décès devant les autorités locales de l'état civil. Toutefois, l'officier de l'état civil consulaire français territorialement compétent peut transcrire cet acte de décès local sur les registres français. Cette transcription n'est pas obligatoire, mais elle permet notamment d'apposer la mention du décès sur l'acte de naissance du défunt.

Rapatriement

Le consulat prend contact avec la famille du défunt pour vérifier s'il disposait d'une assurance prenant en charge le retour du corps en France et également pour savoir si les proches désirent rapatrier le coprs ou les cendres. Si c'est le cas, le consulat procède aux formalités réglementaires. Les frais de retour du corps ou des cendres, ou bien ceux découlant d'une inhumation sur place, sont à la charge de la famille.

Pour accomplir la démarche, les coordonnées utiles :

  • Centre de crise - Ministère des affaires étrangères et européennes - 37 quai d'Orsay - 75351 Paris Cedex 07- Tél. 01 43 17 42 02 - Fax 01 43 17 42 18 - Pour les urgences uniquement : Tél. 01 53 59 11 00 - Fax 01 53 59 11 17
  • Ambassade et consulat français à l'étranger.

La documentation française, 18 septembre 2006

Allocation veuvage

Principe

L'assurance veuvage garantit une allocation temporaire au conjoint survivant d'un assuré décédé. Le demandeur doit être veuf ou veuve d'un conjoint assuré au régime général ou au régime des salariés agricoles. Cette condition est remplie si le conjoint décédé était en activité mais aussi s'il était en arrêt de travail indemnisé, au chômage, ou bénéficiaire de l'allocation aux adultes handicapés.

Fin du dispositif

La loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites a abrogé le dispositif de l'assurance veuvage. Celui-ci sera définitivement supprimé le 1er janvier 2011, date à laquelle toute personne en situation de veuvage pourra demander, sous condition de ressources, une pension de réversion.

Mesures transitoires

Les personnes qui bénéficiaient de l'allocation veuvage avant le 1er juillet 2004 continuent à la percevoir dans les conditions applicables avant cette date. Depuis le 1er juillet 2005 et jusqu'à la suppression définitive du dispositif, la limite d'âge ouvrant droit à l'allocation veuvage est progressivement abaissée afin de faire converger la suppression de l'allocation veuvage en 2011 avec la possibilité pour tous de bénéficier à cette date d'une pension de réversion.

Conditions générales d'attribution :

Le conjoint décédé doit avoir été affilié à l'assurance vieillesse au moins 3 mois (90 jours), consécutifs ou non, durant l'année précédant le décès, le demandeur :

  • doit résider en France (mais il existe des exceptions ; se renseigner auprès de la caisse susceptible de verser l'allocation),
  • doit satisfaire une condition d'âge à la date de la demande,
  • ne doit pas avoir de ressources qui dépassent un certain plafond,
  • ne doit pas être remarié(e), vivre maritalement, ou conclure un pacte civil de solidarité (PACS).

L'obligation d'avoir ou d'avoir eu un enfant à charge ets supprimée depuis le 1er janvier 2001.

A noter : la condition de ressources reste applicable pendant toute la durée du versement de l'allocation.

Conditions d'âge du demandeur

Pour ouvrir droit à l'allocation veuvage, le demandeur doit être agé de :

Point de départ de l'allocation 

 Age du demandeur
 Avant le 01/07/2005 55 ans
 Du 01/07/2005 au 30/06/2007 52 ans
 Du 01/07/2007 au 31/12/2008 51 ans
 A partir du 01/01/2009 55 ans (ou 51 ans en cas de décès du conjoint avant le 01/01/2009)

Plafond de ressources

Les ressources du demandeur ne doivent pas dépasser 2 119.23 euros par trimestre (depuis le 1er avril 2009). Dans le cas contraire, la demande d'allocation est rejetée. A l'exception d'une liste de ressources à exclure, toutes les ressources personnelles du demandeur sont prises en compte. Cela comprend :

  • les revenus professionnels,
  • les biens propres (revenus mobiliers et immobiliers),
  • les avantages en nature (logement à titre gracieux par exemple),
  • les avantages viagers (pension de retraite ou rente d'accident du travail par exemple).

Demande

Pour être recevable, la demande d'allocation veuvage doit être effectuée auprès de l'organisme de sécurité sociale dans un délai de 2 ans à compter du 1er jour du mois de décès. Elle doit être adressée à la caisse du dernier régime d'affiliation de l'assuré décédé. Un accusé de réception de la demande doit être envoyé au conjoint survivant.

Montant

565, 13 euros par mois depuis le 1er avril 2009.

Versement

L'allocation est versée mensuellement à terme échu tant que le bénéficiaire remplit toutes les conditions et pendant 2 ans maximum 'en versement continu ou discontinu). Pendant toute la durée du versement de l'allocation, le bénéficiaire doit informer l'organisme débiteur des changements intervenus dans sa situation. Des contrôles sur ses ressources sont effectués périodiquement. L'allocation est supprimée le premier jour qui suit le décès de l'allocataire, ou l'âge d'ouverture du droit à pension de reversion, ou le remariage. Le versement de l'allocation est suspendu si l'allocataire vit maritalement ou conclut un pacte civil de solidarité (PACS) ou ne remplit plus les conditions de résidence. Le versement de l'allocation peut être rétabli dès que les conditions sont à nouveau réunies, dans la limite de la durée du versement restant à courir.

Cumul avec le revenu d'activité

Si le ou la bénéficiaire de l'allocation reprend une activité professionnelle ou débute une formation rémunérée, les revenus se cumulent intégralement avec l'allocation pendant 3 mois. Puis un abattement de 50 % est appliqué durant les 9 mois suivants. Par la suite, les revenus salariés ou de formation sont pris en compte intégralement dans le calcul des ressources du bénéficiaire. En cas de dépassement, de ce fait, du plafond des ressources indiqué ci-dessus, le montant de l'allocation peut être réduit en proportion, voire, suspendu. Si l'allocataire créée ou reprend une entreprise, il bénéficie également du cumul intégral des revenus issus de cette activité avec l'allocation veuvage pendant les 6 premiers mois. Pendant les six mois suivants, les revenus procurés par la nouvelle activité sont évalués forfaitairement, à 38 % du montant maximum de l'allocation, puis bénéficient d'un abattement de 50 % sur le montant obtenu pour aboutir à une évaluation forfaitaire de 104, 32 euros. Les revenus de remplacement (par exemple : allocation chômage ou indemnités journalières de maladie) sont intégralement pris en compte dans les ressources du bénéficiaire.

Pour toute information, il convient de s'adresser :

  • pour la région Ile-de-France, à la caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) de Paris,
  • pour la région Alsace-Moselle, à la caisse régionale d'assurance vieillesse (CRAV) de Strasbourg,
  • pour les autres régions, à la caisse régionale d'assurance maladie (CRAM) du département,
  • pour les salariés agricoles, à la caissa de mutualité sociale agricole (MSA) du département.

La documentation française, 27 avril 2009





Copie intégrale d'acte de mariage
C'est une reproduction intégrale des informations portées sur l'acte de mariage. (lire la suite)

Extrait d'acte de mariage
(lire la suite)

Mariage avec ou sans contrat
Concernant les biens du couple, les futurs époux ont deux possibilités soit être soumis au régime de droit commun, appelé régime de la communauté réduite aux acquêts (ils n'ont aucune formalité à accomplir), soit choisir un autre régime par un contrat de mariage établi devant un notaire. (lire la suite)

Contribution aux charges du mariage
La loi oblige les époux à contribuer aux charges du mariage selon leurs moyens financiers. Si l'un des conjoints ne remplit pas ses obligations, l'autre peut l'y contraindre tout en restant mariés. Pour cela, il doit saisir la justice et faire une demande de contribution aux charges du mariage. (lire la suite)

Conjoint survivant et succession : conditions pour succeder
Les droits du conjoint survivant dépendent du régime matrimonial choisi par le couple et du nombre et de la qualité des héritiers présents au jour du décès (en l'absence de donation ou de testament au profit du conjoint). A noter : le défunt peut déshériter complètement son conjoint par testament ou donation (lire la suite)

Nom en cas de mariage, divorce, séparation ou décès du conjoint
(lire la suite)

Conclusion, modification, dissolution d'un pacte civil de solidarité
Décès et succession, déclaration de revenu, accès aux registres
La conclusion d'un pacte civil de solidarité (PACS) s'effectue soit au greffe du tribunal d'instance correspondant au lieu où les personnes souhaitent fixer leur résidence commune, soit à l'ambassade ou au consulat de France, si elles résident à l'étranger. Les personnes doivent se présenter en personne. Il n'est pas possible de se faire représenter par un tiers. (lire la suite)

Pacte civil de solidarité : droits et obligations
Les partenaires liés par un PACS s'engagent à une vie commune ainsi qu'à une aide matérielle et une assistance réciproque. (lire la suite)

Etablissement de la filiation à l'égard des parents non mariés - Reconnaissance prénatale et postnatale
Depuis le 1er juillet 2006, lorsque les parents ne sont pas mariés entre eux, la filiation s'établit différemment à l'égard du père ou de la mère. (lire la suite)

Union libre ou pacte civil de solidarité - Livret de famille - Protection sociale
Un livret de famille peut être remis à leur demande au père et à la mère d'un enfant s'ils l'ont reconnu, qu'ils vivent en union libre ou soient liés par un pacte civil de solidarité (PACS). Protection sociale : l'union libre ne permet pas de bénéficier à titre personnel d'un droits aux prestations. (lire la suite)

Liens utiles
Demande d'actes d'état civil en ligne : communes proposant le service
Demande d'acte d'état civil pour tout évenement (naissance, mariage, décès) survenu à l'étranger
Ministère des affaires étrangères et européennes
Demande de rectification d'état civil