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Français !
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Le débat est à la mode mais tout d’abord, se pose-t-on cette question ailleurs ? Imagine-t-on, par exemple, cela aux États-Unis ou en Angleterre, que l’on peut sur ce point considérer aux antipodes l’un de l’autre ?
Ensuite, la question a-t-elle un sens ? Considérant un moment qu’elle ne me concernait pas, n’ayant sur le sujet aucune interrogation, je me suis ravisé en entendant quelques âneries.
Une gloire passée du football a déclaré, péremptoire : « être français, c’est être révolutionnaire ». Là, je me suis senti exclu car je ne suis pas révolutionnaire. Je n’aime pas les révolutions : ni la grande de 1789, ni la bolchévique, ni les miniatures comme mai 68 car la révolution, c’est d’abord l’échec de la capacité d’évoluer ; c’est aussi, le plus souvent, une accumulation de violences et de meurtres, légalisés en cas de succès.
Une femme politique en vue déclara de son côté : “ être français, c’est être républicain ”. Je me sentais mieux mais que faire de tous ceux qui ne le sont pas ? Les virer, leur retirer leurs papiers, les déchoir de leur nationalité ?
Demande-t-on aux nouveaux Français, s’ils sont républicains et de quelle république ? Il y eût et il y a des républiques, qui ne sont pas des modèles du genre. Il y a des monarchies, en Europe, une pour 4 républiques environ, auxquelles il n’y a pas de reproches à faire.
Que fera-t-on de l’Empereur et des soldats de l’Empire ? Faut-il raser l’Arc de Triomphe, reboucher la crypte des Invalides ?
J’ai ainsi cherché ce que c’était d’être français : bien parler la langue ? Alors il y a beaucoup de mauvais Français à la télévision ; être en règle ? Mais que fait-on de ceux qui trichent sur leurs impôts ? Trier sa poubelle ? C’est bon pour la planète, donc ça doit être bon pour la France.
Ah ! La France ! Voilà peut-être le vrai sujet comme d’autres parlent de leur propre pays, de leur nation, de leur patrie… que de mots qui ressurgissent. Que de notions, d’idées enfouies !
La France que l’on présente comme une vieille nation chargée d’histoire, une des compo santes de la Vieille Europe, à qui l’un ou l’autre a toujours un reproche à faire… Alors je n’ai pas réussi à donner une définition de ce qu’est être français.
Simplement je le suis, élevé comme ça par des parents qui n’ont pas démérité de leur pays.
Ce qui est sûr, c’est que je ne m’en excuserai pas. Pourtant les excuses aussi, ça fait mode. J’en suis de fait plutôt fier et surtout très heureux.
C’est une chance d’être français, d’être assuré du nécessaire dans un beau pays moderne, où l’on peut vivre le présent en préparant l’avenir, où l’on peut agir librement, progresser même si tout est perfectible. Il faut être heureux quand on a cette chance, pour que la France vivace et ambitieuse soit encore plus charmante demain qu’aujourd’hui.
D’ailleurs, la France a souvent été représentée par une femme guerrière, mamellaire ou cultivée selon les époques. En tout cas et toujours, belle femme.
Alors être français ? Un coup de coeur tout simplement. Ça ne s’explique pas !
Gilbert MENUT Maire de Talant Conseiller général de la Côte-d’Or Vice-Président du Grand Dijon chargé des relations avec la collectivité départementale |
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