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Tourisme
> Art et Histoire
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Territoire de la Commune |
CHANGY
CHANGY est déjà cité au X° siécle, sous le vocable CANGIACO, lors de la bataille des Hongres vaincus par Raoul, duc de Bourgogne et futur roi de France, bataille qui aurait eu lieu, en 929, dans la plaine de l'Arconce. Le bourg s'est développé au pied du coteau, partie non inondable, la petite église du XII° en étant une preuve évidente. Cependant, d'autres hameaux se développent aussi. L'un d'eux, TOURNY, placé sur le nouvel axe Charolles-La Clayette-Lyon, de plus en plus fréquenté, se développe et s'anime, à tel point qu'au XIX° siécle, il fait office de nouveau bourg. On y construit alors, le long de la belle route, l'église et la Mairie; c'en est trop, le vieux bourg s'étiole. Si la valeur historique du vieux bourg est judicieusement protégée, le charme de TOURNY n'en est pas moins à découvrir à l'ombre de son lavoir et de son pigeonnier. On n'aurait garde d'oublier le pittoresque vallon d'EPINASSY au si nombreux murets de pierres jaunes.
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L'EGLISE DU XII°
Parmi l'incomparable florilége des 200 églises romanes de Saône et Loire, l'humble église de CHANGY réconcilie dans une même communion l'archéologue, le touriste éclairé, le croyant. Le premier apprécie en elle la rigueur de l'appareil, ocre et rose, et du plan, l'élégance de la structure et de l'élévation : coupole sur trompes, cul de four de l'abside, dont une arcature des plus originales, sinon unique dans la région, supporte et allége à la fois l'éclatante stéréotomie. Il reconstitue dans l'espace la modeste nef charpentée des origines, que sa caducité fit démolir à la fin du siècle dernier; il discerne au passage, sur le vestige de sa paroi orientale, les portes et les jours, postérieurement murés, par quoi deux chapelles gothiques ajoutées au flanc de la coupole communiquent avec la vaisseau principal. Il salue le clocher franc et net, son beffroi aux riches colonettes , les modillons de la corniche absidale que caresse un subtil reflet du grand art ornemental des Clunisiens. Le visiteur, même profane, s'émeut de l'accord profond du site et du sanctuaire qui le consacre: pastorale de l'Arconce, qui paresse et joue sous les haies, versans aux inclinaisons tendres, tache blanche des boeufs assoupis sous leur vague songerie. L'église perpétue pour lui sa mission de gardienne tutélaire, sur le champ timbré de la croix, où dorment dans l'attente de l'éternel réveil les fidélités d'hier. A deux pas des routes qui s'ébranlent d'incessants fracas, du chemin de fer qui brutalement saigne de la vieille terre monacale, il savoure ce silence où chantent, très loin, des mélopées noyéees au fond des ages. Et le chrétien ressent que Dieu règne ici. La maison qu'Il s'était construite a ressurgi du deuil de sa désaffection; naguère, croulant jour après jour, investie de hautes herbes sauvages, elle n'avait plus à offrir que sa plainte et la mort attentive. Quelque passant, oisif ou curieux, entrebâillait-il la porte de cette ruine singulière ? Moisi et pacotille étouffaient de leurs mains souillées le pur élan des pierres et leur durable présence. Raymond OURSEL
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LES CHATEAUX DE CHANGY
La commune de CHANGY a possédé TROIS châteaux; le château d'AUBIN, le château de RABUTIN et le château de MONTESSUS. Le château d'AUBIN, entièrement détruit, était propriété, en 1550, des GEOFFROY seigneurs du "petit bois" de Saint Léger les Paray. Egalement détruit depuis plusieurs siècles, le château de RABUTIN appartenait à l'une des maisons les plus nobles et les plus anciennes de Bourgogne. Cette maIson remontait à MAYEUL-RABUTIN, vassal du comte de Mâcon, 1140, et comprenait trois branches : BALORS, CHAMPIRGY et BUSSY. Les RABUTINS versèrent généreusement leur sang sur les champs de batailles et purent, à juste titre, s'enorgueillir de le fière devise de leur blason : "Virtus, Vulnere, virescit" (La vaillance grandit dans les blessures) Aimé de RABUTIN, bailli du Charolais, mourut au siége de Beauvais en 1472. Roger de BUSSY RABUTIN, mestre de camp de cavalerie legère, lieutenant-général du Nivernais, inhumé à AUTIN en 1693, avait passé en exil, dans ses terres du Morvan, les dix sept dernières années de sa vie. Sa cousine, Madame de SEVIGNE, était née Marie de RABUTIN. Du château de MONTESSUS, subsiste une épaisse tour carrée, flanquée de quatre échauguettes, qui reflète ses hautes murailles dans les eaux de l'Arconce et de l'Ozolette.
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Fontaine de Montvallet |
LA FONTAINE DE MONTVALLET
LA LEGENDE DE LA FONTAINE DE MONTVALLET : La vierge Marie et St Joseph, lors de la fuite en Egypte, sont passés par le Gros Bois (appréciez le détour) St Joseph avait la fiévre (une autre version prétend qu'il s'agissait de Marie) et aucune source n'était en vue pour étancher sa soif; c'est alors que l'âne a frappé la roche de son pied et oh ! miracle l'eau a jaillit et St Joseph fut guéri. C'est une eau qui se conserve très longtemps et qui a, dit-on, des vertus fébrifuges. Promeneurs qui passez par ici, poussez donc jusqu'au Gros Bois vous désaltérer à la fontaine miraculeuse de Montvallet; peut-être vous contera-t-elle la légende de la Sainte Famille. Alors, ragaillardis, vous rentrerez à Charolles en admirant le fier donjon de Montessus flanqué de ses quatre échauguettes en poivrière.
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