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HISTOIRE



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Etymologie du mot CHAUFFAILLES, en savoir plus ...


Dans les premières décennies de l'ère chrétienne, voici environ 19 siècles, sur la "Via Romaine", reliant LUGDUNUM à AUGUSTODUNUM (Lyon à Autun, et peut-être la vallée de la Saône à celle de la Loire à Pouilly s/s Charlieu, par le col des Echarmeaux, si l'on se réfère aux vestiges gallo-romains découverts dans ces régions) ; une petite agglomération (paroisse), qui allait devenir le "Chauffailles d'aujourd'hui, vit le jour autour d'une modeste chapelle dédiée à Saint-André, apôtre, et édifiée à quelques dizaines de mètres de l'église actuelle. Cette paroisse prit le nom de SAINT-ANDRE et le conserva jusqu'en 1274, date à laquelle apparut pour la première fois le nom de CHOFAYE, dans un capitulaire de SAINT-VINCENT de MACON. L'Etymologie du mot CHOFAYE reste à ce jour l'objet de plusieurs origines supposées. Nous ne retiendrons que les plus connues et les plus plausibles. La première pourrait être due aux conséquences des actes de pillages, tortures et incendies dont se rendirent coupables "les Cotereaux" et autres bandes similaires, lesquels profitant de l'absence du Roi Louis VII, parti aux croisades, mirent la France à feu et à sang. Avant eux déjà, vers le milieu du Vème siècle après JC. des hordes venues de Germanie, usèrent de ces mêmes méthodes. Elles furent pratiquées pendant près d'un millénaire, jusqu'à la fin de la guerre de cent ans, par des bandes opérant sous des appellations diverses. Leurs victimes étaient principalement les monastères, églises ou autres lieux saints, ainsi que les fermes qui étaient sans défense. Pour vaincre la résistance qui leur était opposée, ils avaient recours au meurtre, à l'incendie et à la torture par le feu. Cette pratique barbare aurait pu donner naissance à diverses expressions ou interjections du genre : CA CHAUFFE AIE, ou encore QUELL CHAUFFE AI. Ce raisonnement simpliste ne peut être pour l'instant, ni confirmé ni infirmé. La seconde, très liée à la première, laisserait supposer que les seigneurs-brigands, accompagnés de leurs serviteurs en armes, (qui se livraient, entre eux, à des luttes sans merci, pour imposer leur loi et s'approprier des biens d'autrui), se livraient aux mêmes exactions que les Barbares, pillant, incendiant et torturant. Dans le droit fil de cette éventualité, il n'est pas exclus que SAINT-ANDRE fut mis à feu et à sang et qu'un incendie ait ravagé cette paroisse :ceci aurait pu engendrer les atrocités dont sont capables les Barbares. La troisième s'appuie sur le fait suivant : Des colonies de WISIGOTHS installées en Gaule, vers le milieu du IVème siècle après JC étaient connues sous d'autres noms dans certaines contrées ; il y eu entre autre : Les TAIFAILI, les THEOFALI, les TAIFFAILLES, si l'on en croit certains ouvrages spécialisés. Y a-t-il dans ces noms quelques racines du nom CHOFAYE ? Cela est fort possible. La quatrième fait appel à la linguistique au sujet du mot romain "acqua" (eau), et ses dérivés les plus connus, (ab origine), tels que AIGUES - AIX - AX - AY. Et pourquoi pas AYE ! On pourrait alors supposer que parmi les nombreuses sources existantes dans les environs il y en eu une qui fut chaude en lieu-dit l'Aye, lequel existe toujours. Les Romains qui furent les "précurseurs du thermalisme" auraient pu effectivement découvrir ce point d'eau particulier et y établir un relai sur la voie Lyon - Autun. Là encore, le doute subsiste. Une seule certitude pour l'instant, c'est qu'il existe dans un rayon de quelques kilomètres des lieux-dits aux suffixes évocateurs : Chalaye (où l'on retrouve le préfixe Chal, AYE comme suffixe); d'autres, tels que MONTAIGU, MAVERNAY, VERNAY etc pourraient évoquer autant d'histoire d'eau. Pour terminer cet essai de toponymie, nous dirons que la vérité reste à découvrir.