30/04/2008
Le budget primitif passé en revue dans un climat houleux
givry
Les finances auront été reines à l'occasion de la troisième réunion du Conseil municipal nouvelle formule, avec en tant que pierre angulaire le vote du budget primitif. Mais avant de prendre connaissance de la litanie de chiffres concernant dépenses et recettes, en fonctionnement et en investissement, les élus locaux ont échauffé leur cérébralité avec l'acceptation des taux d'imposition (relèvement de 2,80% conformément à la tournure prise par l'inflation), ainsi légitimés : taxe d'habitation 13,55%, taxe sur le foncier bâti 19,26%, taxe sur le foncier non bâti 43,29%. « Budget construit avec beaucoup de prudence, compte tenu de plusieurs facteurs », selon le maire Daniel Villeret. Il y a eu par ailleurs peu d'investissements afin d'être en mesure de répondre aux engagements pris antérieurement. Résultat des courses : 3464957,25 euros en fonctionnement, et 1925699,89 euros en investissement, concrétisés par « l'augmentation des articles de dépenses du budget de fonctionnement de 4% par rapport au réalisé 2007 en général, sauf pour des postes où il est certain que les augmentations seront supérieures (énergie, carburant...) ; l'augmentation des articles de recettes du budget de fonctionnement de 2%, sauf pour les impôts locaux calculés sur la base de 2,8% ; recettes d'investissements des dotations d'Etat calculées sur la base optimiste de + 2% ». Pour Philippe Cherpion, patron de la minorité, « le budget reconduit au minimum ce qui existait, et augmente certains postes de manière importante. Rien n'a été fait pour réduire les dépenses, comme par exemple vérifier le bien-fondé ou la nécessité de chacune d'elles, mettre les fournisseurs en concurrence, réviser les contrats, repenser les prestations de services extérieurs, mieux utiliser ce que l'on a (...). eEn dépenses de fonctionnement le budget primitif 2008 est supérieur de 17% au budget primitif 2007, et de 20% au réalisé 2007. Même avec les changements sur les amortissements, les augmentations proposées restent supérieures à 10%. Le budget est volontariste en explosion de dépenses, et un peu laxiste dans la réduction des dépenses. Je me bats sur la philosophie ». Poussé dans ses retranchements, le premier magistrat devait lui rétorquer que « c'est 11% d'augmentation en réel. Il n'y a que trois semaines que l'on est en place, et on n'a pas pu analyser ligne de dépense par ligne de dépense. Mais on a la volonté de le faire, et c'est un gros travail qui nous attend. Ces efforts viendront dans les prochains mois ». Au sujet de la commission finances, Ph. Cherpion s'est plaint « qu'on n'avait absolument pas voix au chapitre». « C'est faux », objecta D. Villeret, qui mit encore une fois l'accent sur l'impérieux besoin de temps, et sur la besogne à abattre au sein de chacune des commissions pour que l'on puisse y voir plus clair. Avant-dernier point discuté, le budget primitif de l'assainissement, entériné avec 263800,09 euros en fonctionnement, et 521206,68 euros en investissement. Enfin, le rassemblement devait s'achever par l'officialisation du premier budget primitif de la Maison médicale, construite l'an dernier et ouverte au mois de novembre. Avec une somme de 36270 euros correspondant au fonctionnement, et une autre de 708757,36 euros, cette fois pour l'investissement. Michel Poiriault
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