L'origine de la ville remonte à 1782, où les ingénieurs de Louis XVI implantent près de Montcenis la Fonderie Royale de canons pour la Marine, puis peu après la Cristallerie de la Reine.
Mais ce sont les deux frères Schneider, Adolphe et Eugène, qui, à partir de 1836, bâtissent sa réputation mondiale. Leur implication dans la vie du Creusot est telle qu'en 1856, la ville manque de changer de nom pour porter celui de "Schneiderville". Les Schneider ont apporté au Creusot, pendant des décennies, des réalisations sociales pour la plupart en avance sur l'époque. L'ouvrier creusotin était alors surprotégé et vivait dans un monde clos, replié sur lui-même. Cette histoire sera aussi marquée par quelques mouvement de grève. Les Schneider avaient une idéologie paternaliste où l'éducation et la religion primaient.
La renommée du Creusot repose également sur l'impressionnant Marteau-Pilon, une imposante machine-outil de forge mis au point par l'ingénieur François Bourdon. Haut de 21 mètres, pesant 100 tonnes, cet unique mastodonte de grande précision est installé près des quatre fours de l'usine du Creusot en 1877. Aujourd'hui, il est érigé à l'entrée sud de la ville, au carrefour du 8 mai 1945. Il est devenu la fierté et le symbole des Creusotins et fait figure de "petite Tour Eiffel".