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Vie Municipale > Environnement
NATURA 2000

Le réseau Natura 2000 a pour objectif de contribuer à préserver la diversité biologique sur le territoire de l'Union européenne. Il assurera le maintien ou le rétablissement dans un état de conservation favorable des habitats naturels et des habitats d'espèces de la flore et de la faune sauvage d'intérêt communautaire. Il est composé de sites désignés spécialement par chacun des États membres en application des directives européennes dites "Oiseaux" et "Habitats" de 1979 et 1992.

Le site « vallée de la Loire entre Devay et Digoin » concerne la commune de Vitry sur Loire et couvre 3545 ha sur les départements de la Saône et Loire (72%) et de la Nièvre (28%).


La richesse biologique de la Loire est reconnue à l'échelle européenne et la variété des milieux et des espèces que l'on peut y rencontrer en fait un terrain d'étude unique en France. Étant un fleuve encore relativement épargné par les activités humaines, elle a su conserver une dynamique naturelle qui a engendré toute une série de milieux diversifiés : grèves sableuses, pelouses et prairies naturelles, forêts alluviales, mares...

La flore des lits majeur et mineur de la Loire est caractérisée par un nombre très élevé d'espèces dont la rareté ou l'absence ailleurs donne son originalité à cette région. Elle constitue un axe de migration végétale de premier ordre, et se caractérise par une juxtaposition d'espèces méridionales et circumboréales. Les formations de colonisation des limons, sables et galets, ainsi que les complexes de pelouses et de prairies naturelles sont le principal support de l'originalité floristique du Val de Loire ; on y rencontre par exemple l'Épervière de Lepeltier unique néo-endémique de la Loire.

L'intérêt ornithologique de la vallée de la Loire est également lié à la grande diversité de milieux. En outre, la vallée constitue un axe de migration de première importance pour les migrations Nord-Sud et Est-ouest des oiseaux, pour les haltes migratoires de printemps et d'automne (limicoles, canards, échassiers...) et pour l'hivernage de certaines espèces telles que les oies.

Composition du site :
Prairies semi naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana Pelouses sèches, Steppes
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes)
Terres arables Forêts caducifoliées
Galets, Falaises maritimes,ilôts améliorés
Dunes, Plages de sables, Machair

Quel impact sur notre commune ? :

Une consultation du conseil municipal a eu lieu courant juillet.
A l’unanimité un avis défavorable a été rendu du fait des incertitudes qui pèsent sur le développement et le devenir de notre commune. Il est bien évident que personne n’est opposé au principe de la conservation de notre patrimoine écologique et de la conservation des espèces animales et végétales dans le val de Loire , mais l’adhésion à de tels principes n’implique pas pour autant l’obligation de « signature d’un chèque en blanc ». Suite à cet avis, le préfet a décidé de modifier la zone d’intervention, en excluant le bourg. Néanmoins, beaucoup d’interrogations demeurent et...
NUL DOUTE que ce dossier fera couler beaucoup d’encre dans les mois à venir !

Le castor sur le bassin de la Loire

Menacé de disparition en Europe au début du siècle dernier à la suite d’une chasse intensive pour sa fourrure et sa chair et pour lutter contre les dommages, le castor ne subsistait plus que dans les départements des bouches du Rhône, du Gard et du Vaucluse. Dès 1909 l’espèce a re colonisé lentement tout le bassin du Rhône et depuis quarante ans, plusieurs opérations de réintroduction ont été réalisées dans différents bassins dont celui de la Loire de 1974 à 1976. L’espèce a colonisé le fleuve dans un premier temps, puis ses principaux affluents où sa progression se poursuit.
En 2003, sa présence en France est relevée dans une quarantaine de départements et ses effectifs seraient de l’ordre de 10000 individus.


On distingue deux espèces :

- le castor d’Eurasie situé de l’Europe de l’ouest à la Mongolie
- le castor canadien présent du continent nord américain jusqu’au Mexique.

Le castor d’Europe est le plus gros mammifère rongeur de notre pays. Il pèse en moyenne 20 kg pour une longueur de 110 à 120 cm dont 30 cm de queue, plate et recouverte d’écailles. C’est un excellent nageur qui ne s’éloigne que rarement des bords des cours d’eau qu’il colonise. Strictement végétarien, il se nourrit aussi de petites branches et d’écorces, notamment de saules et de peupliers qu’il finit par abattre ! Adulte à 3 ans, il peut vivre une quinzaine d’années et sa famille se compose d’un couple d’adulte, de jeunes de l’année (2 jeunes par portée par an) et de ceux de l’année précédente.

Une famille occupe un territoire qui varie de 500 m à 3 kms de cours d’eau en fonction de la richesse du milieu. Celui-ci est délimité de manière olfactive par dépôt sur le sol, à proximité de l’eau, d’une substance odorante. Sur cette zone relativement stable dans le temps, toutes les exigences biologiques doivent être satisfaites, en particulier l’alimentation et le repos sous abri.
Contrairement à une idée reçue correspondant au comportement du castor Canadien, les barrages édifiés par les castors sont rares en France. Son gîte dispose d’une entrée sous l’eau, d’un court boyau oblique débouchant dans une chambre obscure, hors d’eau, aérée et tapissée d’une litière constituée de bois effiloché par l’animal.
Actuellement, le castor est présent sur le bassin de la Loire jusqu’à la commune de Vindecy. Les premières prospections (1995-1996) ont été effectuées en limite du département de la Nièvre. Seuls des indices de présence probable sont découverts à Gannay Sur Loire, Cronat et Vitry Sur Loire. Les premiers indices de présence certaine ont été découverts en mai 1997 sur L’Arroux à Rigny Sur Arroux, soit environ 60 km de la dernière famille connue dans la Nièvre.

Depuis, quelques familles se sont installées sur les sites les plus favorables à Vitry Sur Loire et Bourbon Lancy. En même temps, une installation a été constatée sur les affluents les plus importants du fleuve qui semblent plus favorables au castor, en particulier l’Arroux et l’Arconce. La Loire présente des fluctuations d’eau très importante dues au volume de ses crues et aux ouvertures du barrage de Villerest. De fait, les zones favorables sur la Loire paraissent plus limitées que sur les affluents à cause de ces variations de niveau.
Les premiers indices de présence en amont de Gueugnon ont été découverts au cours de l’hiver 2001-2002. Le petit barrage situé dans cette ville a donc été franchi. Il aura fallu trois ans pour que le castor franchise cet obstacle.
La Bourbince, colonisée de la confluence jusqu’à Saint Léger Les Paray, offre un biotope favorable à l’installation de quelques familles supplémentaires.Mais c’est sans doute l’Arconce, occupée de Varenne Saint Germain à Poisson, qui présente à ce jour les plus belles perspectives d’avenir de colonisation.

Le castor est donc peut être présent sur le territoire de notre commune, mais sa discrétion le rend très difficile à repérer. Bonne chance à ceux qui partiront à sa recherche…..