Site officiel
Saint Martin Du Tertre
www.bourgogne.cybercommunes.com/89/SAINT_MARTIN_DU_TERTRE/
Accueil  Vue du ciel  M'abonner gratuitement 
Recherche



Vie Municipale
  •  Présentation
  •  Infos mairie
  •  Infos pratiques
  •  Services
  •  Environnement
  •  Associations
  •  Sport
  •  Santé
  •  A vendre / A louer
Tourisme
  •  Patrimoine
Economie
  •  Entreprises et commerces
  •  Liens administratifs
 Ecrire à la mairie /  Equipe municipale 


Tourisme > Patrimoine

Notre Eglise

SAINT-MARTIN DU TERTRE est un lieu où l'occupation humaine existe depuis un temps immémorial comme en témoignent les nombreux vestiges retrouvés sur le territoire de la commune, en particulier des objets préhistoriques (bifaces, haches, pointes de flèches, grattoirs, lames...), des sépultures de diverses époques gallo-romaines et mérovingiennes), des traces de fortifications gauloises telles que les fameuses tombelles qui culminent sur la colline et celles d'un important habitat daté de l'époque de l'indépendance gauloise et se développent sur le flanc nord de cette même colline à proximité immédiate de l'endroit où se trouve l'église paroissiale.

A propos de cette dernière, une tradition veut qu'elle ait été construite à l'emplacement d'un ancien temple gallo-romain : rien n'est venu jusque là à l'appui d'une telle assertion. Il est vrai cependant, que la tradition actuelle de l'église est telle qu'on peut imaginer pour un sanctuaire de hauteur d'origine antique. Dans le village situé en contrebas, la découverte ancienne d'un bas-relief représentant Mercure a fait supposer un instant que l'hypothétique sanctuaire de sommet aurait pu être dédié à ce dieu. On sait avec quelle ferveur, l'évangélisateur Martin s'est attaché à détruire les anciens lieux de ce culte païen au IVème siècle de notre ère et à les remplacer par des églises : la disparition du présumé temple de sommet doit peut-être beaucoup à ce missionnaire. Dans les premiers siècles du Haut Moyen-Age, on ne sait à qui il advient du lieu de point de vue de son utilisation comme sanctuaire mais les environs immédiats voient se développer un vaste cimetière mérovingien notamment aux Croûtes et aux Camelotes ou près de 250 sculpteurs datées du VI-VIIéme siècle ont été découverts par M. BARBIER et son équipe. Cela suffit-il à nous convaincre qu'une église ou chapelle existait déjà là-haut : rien n'est vraiment sûr, mais quelques remarques s'imposent. La titulaire de l'église, Saint-Martin est fort répandue (plus de 100 paroisses dédiées à ce Saint dans le diocèse de SENS) et, d'une manière générale, correspond à des édifices construits avant l'an mille. Les cas de dédicaces à ce saint attesté postérieurement à cette date sont rares. Aussi, existe-t'il de fortes présomptions pour que l'église, la chapelle ou l'autel primitif ait-été construit dans les siècles du Haut Moyen-Age à une époque où Saint-Martin était particulièrement honoré. Aussi, faudrait-il se demander si le cimetière des VI-VIIème siècle a pris place aux côtés de l'église alors existante car les mérovingiens affectionnaient particulièrement ce saint protecteur du royaume, où l'église a été implantée au milieu d'un vaste champ de sépultures païennes à seule fin de renforcer la christianisation des campagnes. Seules des fouilles archéologiques auprès de l'église pourraient nous éclairer sur ce point. Que nous apprend la documentation écrite d'origine archivistique au sujet de l'Église : un texte du VIIème siècle conservé aux Archives Départementales (série H) évoque la fondation d'une église au IXème siècle dans un lieu qualifié "Sanctus Martinus in Monte" : peut-être s'agit-il de Saint-Martin du Tertre à l'origine de la paroisse appelée "Sanctus Martinus" dans un autre document sénonais daté cette fois du XIème siècle qui fait l'énumération de la plupart des paroisses du diocèse de Sens. Ce document n'est autre que le Liber Sacramentorum conservé maintenant dans la Bibliothèque de STOCKOLM. A cette époque, le lieu de culte existe bel et bien et il est probable que, compte tenu de ce qui a été dit plus haut, son implantation s'était faite en haut de la colline et non pas au milieu de l'habitat qui, selon toute vraisemblance, s'était y développé dans la vallée. En 1258, une autre mention de Saint-Martin du Tertre existant sous la forme de "Sanctus Martinus de Collé" (Saint-Martin de la Colline) suffit à nous convaincre au sujet de l'implantation du sanctuaire chrétien sur la hauteur. L'Archevêque de SENS en était alors le collateur et à ce titre, il percevait les revenus de la cure, les dîmes et disposait du droit de patronage sur les desservants du lieu. En retour, le même Archevêque avait des obligations, notamment celle d'entretenir la partie de l'église qui lui incombait, le choeur où officiait le curé, alors que le nef, lieu de rassemblement des fidèles lors des offices, restait à la charge de la communauté des habitants du village. En conséquence de toutes informations, il paraît donc bien établi que l'église existe depuis une haute époque et que, assurément, elle a dû connaître de multiples étapes de construction ou de reconstruction liées aux vicissitudes en temps.

Vers 1374, les textes nous apprennent qu'un personnage originaire de PONT-SUR-YONNE, Messire Nicolas de Véres, aurait reconstruit l'édifice cultuel lequel aurait été au moment des guerres de religion, ruiné puis réparé. L'église devait être bien délabrée quand au XVIIIème siècle, il fut décidé de la reconstruire (1760). A cette occasion, une partie des habitants était favorable à un déplacement de l'église qu'ils voulaient voire reconstruite plus bas au milieu des habitations mais comme cette proposition n'emporte pas l'unanimité, Mgr De Luynes, alors Seigneur du lieu et gros décimateur, fit entreprendre les travaux du chœur en 1771. Pour ce qui est de la nef et de la tour proche, à la charge de la communauté villageoise, les travaux de reconstruction commençaient en 1777 et s'achevaient deux ans plus tard. Pendant le temps que durèrent des travaux, une grange du village fut affectée au service de culte. Le chantier de reconstruction fit l'objet de dégradations commises notamment par les habitants favorables en déplacement de l'église vers la vallée. L'église actuelle est conforme à ce que nous ont légué les rebâtisseurs au XVIIIème siècle.